… comme si vous y étiez !
(Maquettes au musée de la Compagnie des Indes – Citadelle de Port-Louis (56))
… comme si vous y étiez !
(Maquettes au musée de la Compagnie des Indes – Citadelle de Port-Louis (56))
Le pont de Kerisper qui enjambe la rivière de Crac’h est le symbole de la Trinité-sur-Mer (An Drinded-Karnag en breton).
L’ouvrage initial conçu par Gustave Eiffel et tout en acier fut inauguré en 1901. Détruit en 1944, il fut reconstruit sous sa forme actuelle entre 1956 et 1958.
Du haut de ce pont,
on dispose d’une vue imprenable sur le port de plaisance de la cité balnéaire où un nombre impressionnant de voiliers y est amarré.
Contigu au port, un très grand espace est destiné à l’entretien des bâteaux.
L’ostréiculture et les plages alentours contribuent également à la notoriété de La Trinité
mais la renommée mondiale de cette petite commune du Morbihan est liée aux nombreuses et réputées régates qui partent de son port chaque année. Les voiliers de toutes catégories, de toutes tailles s’y retrouvent régulièrement pour s’affronter dans des courses spectaculaires.
Exemple : le week-end de Pâques ce sont les régates du “Spi Ouest-France”
Autre exemple plus impressionnant encore, c’est lorsque les “Géants” s’invitent comme ce fut le cas pour l’ArMen Race qui s’est déroulée du 17 au 20 mai dernier.
On les distingue de loin
et ces monstres des mers paraissent encore plus fabuleux qu’à la télévision
Francis Joyon et Yann Guichard
Je pense que La Trinité-sur-Mer risque de me voir régulièrement, ne serait-ce que pour y rêver de Grand Large…
Un petit retour à Paris, juste pour vous présenter cette petite merveille qu’est l’église orthodoxe Saint-Serge située au 93, de la rue de Crimée dans le 19ème.
Plutôt qu’église je devrais dire Institut Saint-Serge car nous sommes ici dans le seul établissement universitaire du monde francophone qui offre un enseignement complet en théologie orthodoxe. Invisible depuis la rue, l’église est très peu connue des Parisiens et des touristes. Pour la découvrir, il faut franchir un portail et monter une petite allée avant de se retrouver devant la façade en bois magnifiquement décorée.
A l’origine, le bâtiment abrita une église luthérienne allemande édifiée vers 1850. Mise en vente après la 1ère guerre mondiale, elle fut acquise le 18 juillet 1924 (jour de la St Serge) par la communauté orthodoxe dirigée par le métropolite Euloge (Gueorguievsky). Ce dernier, s’entoura aussitôt de professeurs, théologiens et penseurs de renom et peu avant la seconde guerre mondiale, l’institut obtint le droit de conférer les grades de maître et de docteur en théologie.
L’intérieur est tout autant merveilleusement décoré. Une splendeur !
Un lieu méconnu qui mérite assurément une visite si vous passez par là.
Parade du BAGAD de RHUYS et le cercle celtique TRO LOKENTAZ
(5ème fête du Carénage – Port du Logeo à Sarzeau – 20 mai 2012)
… ou la symphonie féérique.
Et le chef d’orchestre de cette symphonie, on dirait bien que c’est elle.
Elle paraît attendre tout comme moi l’heure du show céleste tout en observant d’un œil l’arrivée des derniers spectateurs dans le port où se déroule la représentation.
Encore quelques places de libres
Le projecteur principal guide les retardataires
22 heures : Tout est prêt !
On ne perçoit que le clapotis de l’eau sur les coques des bâteaux lorsque le maestro, perché sur son piédestal, semble donner le coup d’envoi du récital.
Et c’est parti pour près d’une demi-heure d’un spectacle digne des plus grands feux d’artifice
Il ne fallait pas arriver en retard car l’incendie divin est de courte durée.
Déjà il s’éteint.
Vivement demain, ça recommence…
C’est au milieu du siècle dernier que ces anciens bâteaux de pêche échouèrent sur la plage du Magouër à proximité de la Barre d’Etel.
Depuis cette époque, les épaves font partie du paysage.
Sous l’effet du vent et des intempéries, elles se dégradèrent progressivement au point d’être aujourd’hui à l’état de “squelette” ce qui leur donne un charme certain et attirent nombre de promeneurs, peintres et autres photographes.
A plusieurs reprises depuis 2003, les autorités tentèrent, pour des raisons de sécurité, de faire démonter et enlever ces vestiges. Elles se heurtèrent alors à l’opposition des amoureux du site regroupés en association et qui refusaient de voir disparaître ce cimetière marin intégré dorénavant au “patrimoine maritime culturel du littoral”.
En 2006, les opposants empêchèrent même les engins de destruction d’accéder jusqu’aux bâteaux.
Aujourd’hui, les épaves sont toujours là… et sûrement pour quelque temps encore….